Le fruit de ma passion

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Chronique

Qu’est-ce qu’un pain-gâteau ?

14 janvier 2016
Pour les personnes habituées à lire mes chroniques, vous le savez, j’aime bien aller au fond des choses et, aussi, les nommer par leurs vrais noms. Pour ce sujet, ce ne sera pas évident puisqu’il est assez facile de s’y perdre (encore une fois !). Lorsqu’arrive le temps de parler pâtisserie, les termes sont bien différents que l’on soit au Québec ou en Europe. Ainsi gâteaux, galettes, petits fours, cakes et bien d’autres auront une signification différente que l’on doit connaitre si l’on s’aventure dans ce domaine. Je vais donc tenter de vous en faire les parallèles tout en essayant de ne pas en oublier puisqu’il y en a tellement.
 
Étymologie du mot
 
Commençons aujourd’hui par le mot pain-gâteau ou pain rapide ou pain sucré. Si on ne s’en tenait qu’à son nom, on pourrait croire qu’il fait référence à deux domaines, soit la boulangerie et la pâtisserie. Bien non ! Pour nous Québécois, il fait surtout référence à la pâtisserie, se rapprochant davantage de ce que l’on nomme «gâteau». Vous n’avez qu’à penser au pain aux bananes, et voilà, l’image apparait dans votre tête !
En Europe, ce sera surtout sous le nom de «cake» ou encore de «pain sucré» qu’il sera appelé. Les Américains, quant à eux, l’ont baptisé «quick bread» et parfois «loaf» et en Angleterre, ce sera sous le nom de «plum-cake» qu’il se retrouvera.
 
Ainsi, traditionnellement, un cake (mot attesté par l’Office de la langue française en 1795) est un «gâteau aux fruits» (nom donné au Québec) de forme rectangulaire, contenant des raisins et des fruits confits qui sera servi en tranches (surtout pour le temps des Fêtes).
 
Un peu d’histoire
Je vais vous la faire courte mais si vous la voulez en détails, vous la retrouverez dans le livre «Savoureux cakes salés et sucrés» écrit par Losange aux éditions Artémis.
 
·       C’est chez les Vikings qu’il faut aller chercher l’origine du mot «cake», dérivé de l’ancien norvégien «kaka».

·       Selon certains, les Égyptiens de l’Antiquité en déposaient un morceau dans les tombes des défunts pour les accompagner dans leur vie de l’au-delà.

·       Les Romains en distribuaient aux légionnaires qui partaient en campagnes, tradition qui se répétera au Moyen Âge pour les croisades.
 
·       Du côté des États-Unis, il devient aussi rassembleur pour les militaires. Il faisait en effet partie des collations des fermiers Américains qui, enrôlés par les Anglais, devaient se rendre en ville pour participer à des entrainements militaires.
 
Leurs particularités
 
Maintenant, pensez à toutes les autres versions de pains-gâteaux que vous connaissez : citron et pavot, canneberges et  noix,  dattes et  canneberges…. Qu’ont-ils en commun selon vous ? La forme. Les pains que nous connaissons sont surtout moulés et cuits dans des moules rectangulaires. Pouvant être autant sucrés que salés, ils en existent une multitude de variétés, encore là, ce sera votre imagination qui fera multiplier les variantes.
 
Contrairement au gâteau, le mode de fabrication des pains est un véritable jeu d'enfant. Les ingrédients secs et les ingrédients liquides seront préparés séparément. Les ingrédients liquides sont ensuite versés d’un seul coup sur les ingrédients secs et le tout est remué à la cuillère de bois, juste assez pour humidifier les ingrédients secs. Et voilà, le tour est joué ! On verse le tout dans le moule et on met au four. S’ensuivent des effluves dans toute la maison et l’envie d’en manger à la sortie du four sera très difficile à combattre ! Mais laissez-vous aller chers amis puisque ce type de gâteau n’a pas besoin de refroidir pour être garni ou glacé puisqu’il sera, la majorité du temps, servi tel quel sans glaçage ni garniture, un peu comme un muffin.
 
Et pour répondre à la question de la semaine
Un pain-gâteau qui fendille au centre, sur le dessus, quelle en est la cause ?
Si votre four était à la bonne température (ce qui pourrait provoquer un effet «volcan» sur le dessus du gâteau) et que votre recette contenait suffisamment de liquide, alors, si votre pain-gâteau a fendillé sur le dessus, réjouissez-vous, c’est signe que vous avez réussi et que celui-ci a bien levé. Félicitations. (Il y a de ces fois où l’on pense avoir fait des erreurs !!!)

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