Le fruit de ma passion

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Chronique

Marché PE Prix et recette de sauce au poivre des dunes d'Origina

11 juillet 2013

Un peu d’histoire
Pour ceux et celles qui me lisent fréquemment, vous le savez, j’aime bien connaître l’histoire et la provenance des aliments que j’utilise et également, des lieux que je fréquente. Ça fait maintenant un peu plus de 4 ans que M Yvon-Marie Bergeron me voit presqu’à tous les jours, à l’épicerie, faire une partie des achats de provisions pour mes cours et réceptions. On se dit bonjour et il s’informe souvent si je trouve tous les produits nécessaires pour mes diverses activités culinaires. Il y a de cela quelques mois, nous nous sommes mis à parler de l’histoire de l’entreprise, ce qui fut vraiment intéressant. La semaine dernière, suite à cette petite discussion «d’allée d’épicerie», j’ai demandé à M Bergeron de le rencontrer pour en savoir davantage.
Puisque je ne suis native d’Alma et que je demeure à Jonquière depuis seulement 11 ans, je n’avais jamais vraiment vu ou même remarqué les développements de cette partie de la ville. M Bergeron me mentionnait que l’épicerie qui existait au départ, après avoir été agrandie quelquefois, a été démolie pour être reconstruite et démolie à nouveau pour pouvoir construire celle que je fréquente présentement.

En passant, saviez-vous que ?

• Cette entreprise a été fondée en 1937. Le commerce était au rez-de-chaussée et la famille demeurait à l’étage. Ils en sont maintenant à la 4e génération à travailler au sein de l’entreprise familiale.

• En 76 ans, il s’en est passé des choses...et des bannières dans le domaine de l’alimentation. En 1958, c’était l’arrivé de Steinberg. Ce n’était pas une bonne nouvelle pour le petit épicier indépendant. Tout le monde disait qu’ils n’y survivraient pas. M Bergeron, qui avait 15 ans à ce moment là, me raconte : «Nous n’étions pas riches. Assis autour de la table, on en discutait et papa nous a dit que nous allions passer à travers. On a travaillé très fort toute la famille et voilà, plus de bannière Steinberg à l’horizon et nous sommes toujours là, encore plus fort.» Et depuis, bien d’autres bannières sont passées : Dominion, Coop, Provigain, Provigo (il en reste un à Chicoutimi- Nord, celui de Caroline Bouchard que je salue d’ailleurs) et j’en oublie certainement.

• M Bergeron et son fils Sylvain sont bien fiers de mentionner que leur marché affiche la bannière Métro mais qu’ils sont indépendants; ce qui leurs laisse de la latitude pour leur approvisionnement. Ils peuvent ainsi diversifier leur inventaire et se démarquer des autres Métro. Les produits régionaux sont bien présents dans les étalages et ils cherchent toujours à en ajouter. Ils peuvent ainsi assurer la traçabilité des aliments qu’ils offrent; ce qui fait une protection accrue pour le consommateur.

• C’est au poste de boucher que M Bergeron œuvrait au départ. À l’automne 1969, il a fait parti d’une délégation de 35 bouchers québécois qui ont pu profiter d’un stage en France. Il a ainsi appris les coupes françaises pendant quatre semaines à Caen, une petite ville au nord-ouest de la France dans la région Basse-Normandie, pour terminer son stage à Paris, pendant une semaine. De retour à Jonquière, il a pu mettre en application une partie de ses apprentissages pour mieux servir la clientèle. Il ne travaille plus à la boucherie depuis mais n’hésite pas à enfiler le tablier de temps en temps.

• Depuis 40 ans, le projet de développement est amorcé :. 49 propriétés environnantes, dont 4 commerces, ont été achetées pour les agrandissements. Ce qui fait que 150 familles ont eu à se relocaliser. Lorsque M Bergeron m’a mentionné ces détails, je me suis dis qu’il aimait certainement jouer au Monopoly plus que moi. Je l’imagine en train de placer ces pions. Il a du passé Go quelquefois depuis le temps!!!

• C’est maintenant quelques 150 employés qui y travaillent dont certains depuis plusieurs années. Avec le temps, je sais que Marie et Danielle à la charcuterie, Frédérik et Fernand aux fruits et légumes, Alain à la boucherie, Martin à la pâtisserie et leurs employés seront là pour me servir avec courtoisie. Arrivée à la caisse, si je ne vois pas Mme Claire derrière le comptoir de chef caissière ou une caisse, je serai bien surprise. (je ne suis pas certaine, mais je crois que c’est la plus ancienne employée). Et il y aura probablement Mario qui s’empressera de me saluer et de venir emballer mes achats. J’entendrai peut-être aussi Martin chanter au loin!!! Évidemment, je ne pouvais pas vous nommer tout le monde, mais je les salue tous et les remercie pour leur bon service.

Au menu cette semaine :
Lorsque j’ai demandé à M Bergeron quelle était sa recette préférée pour la présenter cette semaine, j’ai été bien mal prise. Pas de recettes compliquées et pas de desserts à son menu. Son repas préféré, une belle côtelette de veau cuite sur le BBQ, accompagnée de brocoli, chou fleur et carottes comme légumes, le tout nappé de sauce aux poivres. Je me retrouve donc devant l’écran à me demander qu’est-ce que je pourrais bien ajouter à cela pour m’en sortir! Euréka! Une variante de votre repas aux saveurs d’Origina pour M Bergeron.

Sauce aux poivres des dunes d’Origina

• Préparez 1 sachet de sauce demi-glace Knorr (à la place de celle aux poivres)
• Y ajouter 15 ml de Poivre des dunes (puisque vous offrez les produits d’Origina). Pendant que vous y êtes, versez-y une larme de votre vin blanc préféré et le tour sera joué.
• Sur vos légumes, râpez un peu de racine de céleri sauvage, ce qui ajoutera un petit goût subtil de...céleri.
• Et au moment de déguster vos fruits, fraises et/ou framboises, versez un filet de crème (15% probablement) et quelques pétales de rose d’Origina et pourquoi pas, encore là, quelques grains de poivre des dunes.

Bon appétit.

 

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