Le fruit de ma passion

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Chronique

Le fake food

28 août 2013
Peut-être l’avez-vous vu passer sur Facebook…Un vidéo dans lequel on voit un homme fabriquer une pomme de laitue et on se demande de quelle matière ça peut bien être fait. Étant intriguée au plus haut point, j’ai enquêté et le sujet est vraiment intéressant. Voici donc le résultat de mes recherches au fil de nombreux sites web. J’ai passé une demi-journée à visualiser le travail extraordinaire d’artisans et professionnels dans le domaine. Je vous ai mis plusieurs liens sur ma page Facebook lefruitdemapassion dans lesquels vous pourrez visionner ces artistes à l’œuvre. Vous y trouverez également un reportage très complet qui vous fera voyager à travers le temps. Si vous ne voulez qu’en visionner un, je vous recommande fortement celui-là.
 
Leurs vrais noms : les sampurus
·       Ce sont de faux aliments pouvant être exposés dans les vitrines de restaurants. Ce nom est un dérivé du mot anglais sample et comme dans bien des cas, ce serait un évènement anodin qui  serait à la base du phénomène.
 
·       L'histoire a sans doute été romancée, mais on prétend que l'idée aurait pris naissance en 1917 lorsque Takizo Iwasaki était au chevet de sa femme malade. Puisqu’ils n'avaient pas les moyens de payer l'électricité, ils devaient donc s'éclairer à la bougie. C'est en regardant la cire fondue couler le long de la bougie qu'Iwasaki aurait trouvé l'inspiration. Il aurait mis un peu de cette cire fondue sur le bout de son doigt et aurait remarqué qu’en la retirant lorsque celle-ci était presque figée, il obtenait la réplique exacte de ses empreintes digitales. Poussant l’expérience un peu plus loin, il en laissa  tomber quelques gouttes sur son tatami (tapis) et en la détachant de la même façon, il constata que tous les détails s’y étaient reproduits exactement. Il se dit donc qu’avec cette technique, il serait en mesure de reproduire de faux aliments.

·       Après plusieurs mois de travail, il réalisa une omelette en cire si réaliste que lorsqu'il la servit à sa femme, accompagnée de ketchup, elle ne vit pas la différence. 

·       C’est à partir de là que cet homme natif de Gujô, petite ville située dans les Alpes Japonaises, décida d’aller vendre son idée à certains restaurateurs pour qu’ils puissent exposer quelques items de leur menu.

·       Son intuition s'avéra exacte. Le moment était parfaitement choisi pour proposer une telle idée. L'urbanisation, l'essor culturel et l'arrivée sur le sol nippon de produits étrangers se conjuguèrent pour permettre aux sampurus de gagner rapidement en popularité dans les années 1920. Tout serait allé très vite : un grand magasin tokyoïte aurait commencé à utiliser des sampurus comme outil de marketing et aurait remarqué que son nombre de visiteurs grimpait en flèche suite à l'introduction des faux-aliments.

·       La ville de Gujô compte maintenant dix ateliers de sampurus, qui fabriquent l'essentiel de la production nationale.
 
·       Depuis 1980, la seconde génération de sampurus a pris le relais délaissant la cire pour le PVC, celui-ci ayant une espérance de vie potentiellement illimitée. Lorsqu'ils étaient encore faits en cire, ils fondaient ou s'altéraient facilement. Par contre, ce changement amène un problème. Puisque ces répliques ont une durée de vie beaucoup plus longue, les fabricants se sont exposés à un effet secondaire désastreux pour eux : la demande commence à se raréfier, puisque les acheteurs n'ont pas besoin de racheter de nouveaux sampurus pour remplacer les anciens. Ainsi, les artisans tentent de développer d'autres activités parallèles pour assurer leur survie. La ville de Gujô a donc transformé son industrie en une attraction et certains ateliers organisent des concours chaque année dans le centre-ville, sous l'égide bienveillante d'un portrait d'Iwasaki. L'atelier de Fujita accueille de nombreux visiteurs de tout âge, tous émerveillés par ses réalisations : des sundaes, des sushis, du tempura, des spaghettis... Les visiteurs peuvent également s'essayer eux-mêmes à la réalisation de tempura version sampurus. Un artisan les aide à manipuler la cire fondue (plus facile pour les débutants que le plastique). La plupart des visiteurs repartent avec des souvenirs : un porte-clés sushi ou une décoration pour téléphone en forme de boulette de viande. Par mesure de sécurité, tous les produits portent la mention «Ne pas manger», en japonais et en anglais.
 
·       De plus, même si ce n'était pas l'objectif initial, les répliques sont maintenant très utiles pour les touristes. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises quand ils doivent essayer de deviner ce qu'il peut bien y avoir dans le menu.
 
·       Les productions de la compagnie japonaise de sampurus Maizuru Company ont été exposées à Londres au Victoria and Albert Museum en 1980 et des compétitions de réalisation de sampurus se tiennent régulièrement.

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