Le fruit de ma passion

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Chronique

Doux souvenirs gourmands et Herbes salées et bouilli québécois

21 septembre 2008
Bonjour tout le monde. Voilà un petit moment que l'on ne s'est pas parlé ! Juste au moment où je vous promettais quelques chroniques BBQ, j'ai appris que l'on se quittait pour la période estivale. Mais me voici de retour et en grande forme à part ça.

Je commence la saison en vous parlant de ma mère puisque je ne crois pas l'avoir fait jusqu'à maintenant. Je débuterai par une petite mise en situation; nous avons célébré dernièrement les 95 ans de cette femme. Eh oui ! 95 ans bien sonnés. Inutile de vous dire qu'elle en a vécu des évènements et des changements dans sa vie.

Elle m'a accueillie chez elle en famille d'accueil lorsqu'elle avait 50 ans. J'ai donc eu la chance d'être la dernière venue dans une famille de 8 enfants, avec une bonne différence d'âge entre le dernier de la famille et moi. J'ai donc pu profiter de ses talents; tricots, broderie et, bien sûr, la cuisine. J'étais presque toujours dans la cuisine à l'aider à préparer les repas et très jeune, je m'impliquais beaucoup dans la préparation de ceux-ci, surtout ceux de fin de semaine qui étaient souvent les repas de famille où tout le monde se réunissait autour d'une grande tablée pour manger le fameux rosbif du dimanche.

Ma mère a pris le temps de me montrer comment faire la cuisine, la vraie cuisine québécoise qu'elle savait si bien faire. Elle la faisait, je n'ai pas en mémoire d'avoir mangé des plats achetés (ce qui n'existait pas vraiment non plus dans ce temps là à part le tv dinners), elle n'achetait pas de sauces préparées, c'était toujours du vrai de vrai. Pas question de cuisine rapide. Je pense que le menu le plus rapide qu'elle pouvait nous préparer, c'était des bons sous-marins avec du jambon, des tomates et de la laitue de notre jardin.

Elle était également économe, pas « gratte sen », économe. Elle savait rentabiliser ce qu'elle avait sous la main et elle ne jetait rien. Elle disait (et là, mes anciens étudiants vont me reconnaître), qu'il n'est jamais trop tard pour jeter. Elle cuisinait ce que l'on appelle les «dessertes» pour les transformer en d'autres plats.

Comme je disais donc, j'ai appris avec elle à faire la cuisine traditionnelle; la tourtière, la soupe aux gourganes, le bouilli, le ragoût à la galette, les galettes de pomme de terre. Non ! Non ! Ne vous trompez pas, pas les bonbons à la patate, celles dont je vous parle sont des galettes salées que l'on cuit sur le dessus d'un poêle à bois.

Ce fut ensuite le tour de mes sœurs et belles sœurs de me faire connaître leur cuisine avec les nouveautés du marché. Rien de «tout fait» non plus avec celles-là. Je me souviens de la première fois que l'on m'a servi du brocoli vert chez une de mes sœurs, caché en dessous des patates pilées; le premier morceau de cantaloup orange avec ma belle sœur pour ne mentionner que ceux-là.

Tout ça pour vous dire que j'ai apprécié ces beaux moments passés en compagnie de personnes qui ont pris le temps de préparer et ensuite de s'asseoir autour d'une table pour échanger et savourer le quotidien.

Je vous souhaite d'avoir le temps de prendre le temps de vivre ces moments magiques qui ne le sont pas toujours dans le présent, mais qui se révèlent ainsi lorsque l'on s'amuse à retourner dans nos souvenirs.

En passant, saviez-vous que :
 

Les régions de Charlevoix et du bas du fleuve aiment bien penser que la recette provient de chez eux mais je crois bien que chaque région du Québec a sa petite recette. On les utilise dans la cuisine traditionnelle depuis longtemps pour assaisonner les potages, les ragoûts et, plus régionalement, la soupe aux pois. Ces herbes salées se conservent bien tout l'hiver et apportent une saveur estivale aux recettes du froid. Plus actuel, utilisez-les pour assaisonner vos pâtes qui serviront d'accompagnement, le gigot d'agneau, le poulet rôti ou bouilli et dans tout autre mets où elles vous inspireront.

Des questions ? Des réponses.

J'attends vos questions et suggestions de chronique à : Lefruitdemapassion@videotron.ca ou visitez le site web: www.lefruitdemapassion.com pour plus de renseignements.Herbes salées et bouilli québécoisC’est le temps de l’abondance dans les différents marchés de notre région. Profitez-en pour vous cuisiner des petites réserves.
Je vous propose aujourd’hui une recette d’herbes salées.Elles se conservent bien tout l'hiver et apportent une saveur estivale aux recettes du froid. Plus actuel, utilisez-les pour assaisonner vos pâtes qui serviront d’accompagnement, le gigot d’agneau, le poulet rôti ou bouilli et dans tout autre mets où elles vous inspireront.

Herbes salées
  • Hacher finement en quantités égales; ciboulette, sarriette, persil, feuilles de céleri, oignons et carottes râpées ou en petits dés.

  • Mélanger délicatement. Mettre dans des bocaux bien propres en alternant chaque couche d’environ 2 cm environ avec du gros sel.

  • Ajouter un peu d’eau pour couvrir à peine. Laisser reposer quelques jours avant d’utiliser.
Bouilli à la québécoise
  • Dans une grande marmite, déposer 1 beau petit rôti de lard salé des Produits LF, 750 g de bœuf à bouillir (rôti de palette ou autre) et de l’eau froide pour couvrir.

  • Ajouter des grains de poivre entiers et des herbes salées. Porter à ébullition. Réduire le feu à moyen-doux.

  • Cuire environ 1 heure ou jusqu’à ce que la viande soit tendre. Remettre le feu au maximum et ajouter 1 gros oignon coupé en quatre, 1 navet coupé en gros cubes, 16 carottes fraîches, 12 pommes de terre grelots, 1/2 chou coupé en quatre morceaux, 2 tasses de haricots verts et 4 épis de maïs.

  • Ajouter de l’eau si nécessaire et porter à ébullition. Baisser le feu pour mijoter et cuire pendant environ 20 à 30 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient cuits, mais encore croquants. Retirer du feu.

  • Ajouter des herbes salées si nécessaire.
Petite suggestion; la viande du petit rôti de lard salé est excellente lorsqu’on la fait refroidir pour ensuite le découper en tranches. On y retrouve un bon goût d’amandes.

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