Le fruit de ma passion

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Chronique

« Béni soit le mois d’août qui nous apporte le chocolat aux bleuets. » et recette de Fudge aux framboises au chocolat des Pères Trappistes

15 juin 2013
Comme le hasard fait bien les choses. Je n’avais jamais eu à utiliser le chocolat des Pères trappistes de Mistassini pour cuisiner jusqu’à maintenant et depuis que je travaille au restaurant du Moulin de Val Jalbert, je dois préparer une mousse au chocolat qui entre dans la composition du quatuor chocolaté pour le dessert. Et voilà que cette semaine, M. Dominique Genest, directeur  de la chocolaterie, nous signale qu’il aimerait que l’on parle de leurs produits dans cette chronique. Super! Le fait d’avoir utilisé le produit me facilitera donc la tâche.
 
Vous connaissez sûrement…
…les bleuets enrobés de chocolat sans oublier les canneberges séchées enrobées de chocolat 
…les petites poules et les figurines de Pâques qui représentent aujourd’hui la moitié de leur production.
…les tuques ou chocolats à pitons maintenant appelés «fondants à saveur de vanille ou de fruits (fraises, bleuets, et orange)»
…la barre de guimauve enrobée de chocolat noir
…la noix de coco enrobée de chocolat
…et les rosettes de chocolat noir, lait et blanc
 
Tous ces produits sont sur le marché depuis 1950 et avant de m’entretenir avec Père Augustin, la référence pour tout ce qui est de l’histoire de l’entreprise, me dit-on, je croyais que certains de ces produits étaient nouveaux. Eh bien non, ils étaient là, mais pas dans ces nouveaux présentoirs et emballages. Une offensive de mise en marché et d’image à la hauteur de la qualité du produit a été amorcée et ça donne des résultats.   
 
 
L’histoire du hasard, celle du chocolat aux bleuets
 
Comme bien des produits sur le marché, l’histoire au départ est bien simple, c’est ce qui s’ensuit  qui fait le produit d’exception. Voici ce que M. Genest m’a révélé à ce sujet : 
«Le chocolat aux bleuets est né tout petit un jour de juillet 1967. Frère Gérard Tremblay, un amateur de petits fruits, arriva à la chocolaterie avec un plat de beaux gros bleuets qu’il venait de cueillir. Toute l’équipe se rassembla autour du plat, spécialement frère Albert, gérant, et M. Gilles Savard, confiseur.
Étant à proximité de l’enrobeuse, l’idée de les enrober dans le chocolat surgit tout naturellement, ce que fit monsieur Savard. Tout le monde se rendit rapidement à l’autre bout du tunnel de réfrigération pour découvrir le résultat. Frère Gérard était bien fier de voir arriver ses bleuets maintenant tout chocolatés. D’autres bleuets eurent tôt fait de subir le même sort.
Voilà qu’était né le chocolat aux bleuets.
Les premières années, on en faisait pour la traversée du Lac-Saint-Jean, ensuite pour le festival du Bleuet. Mais c’est une entreprise de distribution de produits du Lac-Saint-Jean à Montréal qui a donné le grand élan en les faisant connaître à Montréal à l’aide de la radio et de la télévision.»
 
Mais saviez-vous que…
 
C’est en 1944, lorsque les moines ont racheté la machinerie d’une entreprise locale auquelle ils étaient déjà associés, qu’ils sont devenus les uniques propriétaires. Ce n’est seulement qu’en 1978 qu’ils prendront le nom officiel de Chocolaterie des Pères Trappistes.
 
Dernièrement, une aide financière a été accordée à l’entreprise pour permettre un investissement de 1,5 million $ aux installations de la chocolaterie. L’agrandissement devrait, entre autres, permettre de maintenir l’embauche au sein de la chocolaterie, soit vingt-cinq employés, l’achat d’équipement et cela tout en conservant la fabrication semi-artisanale de leurs produits.
 
Encore aujourd'hui, les Pères travaillent à temps partiel à la fabrication et à l’emballage du chocolat. 
 
Au menu cette semaine
En tout temps, vous pouvez remplacer le chocolat Baker’s (pour ne pas le nommer) ou tout autre chocolat dans vos recettes et vos fondues au chocolat par les rosettes des Pères Trappistes. Faites de petits cupcakes que vous décorerez avec une rosette. 
 
Voici une petite recette de fudge qui ne passera pas inaperçue. Faites-là avec le chocolat noir, au lait ou blanc, à votre discrétion.
 
Fudge aux framboises au chocolat des Pères Trappistes 
 
Dans une casserole, cuire 250 ml de framboises fraîches ou surgelées et 
45 ml de sucre. 
Passer les framboises au tamis pour retirer les grains.
(Vous pouvez remplacer cette étape en utilisant un coulis de framboises bien épais si désiré.) 
 
Mettre à fondre sur feu très doux 500 g de chocolat avec 125 ml de beurre et 250 ml de lait condensé. 
Retirer du feu et incorporer le coulis de framboises et verser dans un moule carré, légèrement beurré.
Laisser tiédir et ensuite placer au réfrigérateur au moins 4 heures pour figer le fudge complètement. 
Démouler et couper en carrés ou en petites bouchées.
 
À déguster sans abus!

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