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Chronique

Produits du terroir et recette de soupe à la poulette grasse

13 novembre 2010

Cas de conscience !

Qu’est-ce qu’un produit dit «du terroir»? Pour certaines personnes, l’appellation "terroir" représente une connotation très affective mélangeant tradition et idéalisation du passé, en plus du plaisir et de la convivialité. Comme je vous l’ai mentionné la semaine dernière, je vais reprendre la route cet été pour vous présenter des produits régionaux que j’aimerais vous faire découvrir. Des produits qui selon moi méritent une attention toute particulière par l’énergie, la détermination et l’amour que le producteur peut déployer tellement il croit en son produit. Comme je vous l’ai déjà mentionné précédemment, ces personnes ne comptent pas les heures travaillées puisque souvent, ce serait impossible de les comptabiliser de toute façon. Alors, voici quelques définitions trouvées ici et là, qui orienteront mes recherches d’authenticité cette année.  

En passant, saviez-vous que :

Quelques définitions :
Comme au Québec il n'y a pas encore eu de dépôt de loi encadrant les dénominations «terroir», «fermier» et «artisanal», voici quelques définitions provisoires.

  • Produit dit «du terroir» : La définition de produit du terroir que proposait Solidarité rurale du Québec en 2002 est la suivante : « … met en valeur des potentiels naturels et culturels locaux. Sa forme ou son usage résulte de la transmission d’un savoir-faire traditionnel et du maintien d’une filière de production. Le produit du terroir conjugue une ressource unique, des procédés de fabrication singuliers et est associé à un territoire délimité et nommé. »
  • Le mot terroir fait appel aux particularités du milieu telles que le climat, la région, la culture, la géologie, l’histoire de ses habitants, le savoir-faire etc. Le produit est véritablement du terroir lorsqu’il met en valeur des ressources naturelles locales et typiques à un territoire. Le cerf de Boileau, le caviar d’Abitibi-Témiscamingue, l’agneau de Charlevoix en sont d’illustres exemples.
  • Produit «régional» ou Produit «d’origine» : il est issu d’un territoire particulier ou circonscrit, mais ne met pas forcément en valeur un savoir-faire ou une ressource unique à ce territoire. Il peut toutefois se distinguer par la rareté de la ressource ou du savoir-faire.
  • Produit dit «fermier» : – Produit cultivé, élevé et transformé dans une exploitation agricole, à partir des matières premières qui en proviennent, par son ou ses exploitants, lesquels gardent le contrôle de sa mise en marché.
  • Produit dit «artisanal» – Produit résultant d'un mode de production non industrialisé fabriqué par une personne de métier qui travaille à son compte, aidée ou non par une équipe restreinte, et qui transforme des matières premières, qu'elles soient végétales, animales ou minérales.
  • Ce qu’il faut retenir également, peu importe l’appellation, le fait de consommer localement et d'acheter «équitable», autant que possible, compte parmi les grandes tendances post-bio. Car un produit bio et (ou) dit du terroir, mais provenant de la Californie, peut-il être considéré «ami» de l'environnement?

 Au menu cette semaine :

Une recette toute particulière inspirée d’une promenade au Parc Price cette semaine. Passée l’imposante grille d’entrée, un grand cercle de végétation apparaît devant nous. Probablement que cet espace est destiné à recevoir des fleurs cultivées mais pour le moment, ce sont les mauvaises herbes qui l’ont envahi. Mauvaises herbes, oui et non! Parmi celles-ci, une que je reconnais: la poulette grasse. Ça faisait un petit bout que je n’en avais pas vu autant. J’avais le goût que de m’accroupir et de les ramasser (ce qui m’aurait probablement été interdit en passant).  Je l’aurais apportée à une de mes belles- sœurs qui est réputée faire la meilleur soupe à la poulette grasse en ville! Croyez le ou non, je n’ai jamais eu la chance de la déguster cette fameuse soupe! Je vous en donne ici  la recette tirée du Livre de Recettes, Préparé en collaboration par les membres des Cercles de Fermières de la Fédération No 20 en 1958 signé S. Auger en page couverture. Un vrai trésor de cuisine traditionnelle régionale qui m’a si gentiment été offert par un de mes beaux-frères. Eh oui ! Tout est histoire de famille dans cette chronique ! Alors voici l’intégrale.

Soupe à la poulette grasse
Le nom de ce qu'on appelle "poulette grasse" est le chou gras, dont le nom scientifique est "Chenopodium album". On l'appelle aussi "Anserine blanche". (Cf. Flore Laurentienne)

Pour faire de la soupe à la poulette grasse, on prend un oeuf, qu'on casse dans la farine; on roule cela pour faire un ris de pâte et on met de la poulette grasse, ce qui fait une excellente soupe, avec un bouillon au boeuf.

 * Vous pouvez maintenant consulter le travail du frère Marie-Victorin au www.florelaurentienne.com puisque la première édition du 3 avril 1935 a été retravaillée sur ce site.

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